Finalement il semble que la Ligue arabe ait été mal comprise et qu’elle continue de soutenir l’opération occidentale contre l’armé libyenne. Cela n’empêcherait pas des discussions au niveau des gouvernements européens sur qui assure le commandement. Certains pays membres de la coalition, la Norvège notamment, refuseraient d’engager leurs avions tant que le commandement n’aurait pas été transféré du trio Etats-Unis/ Royaume Uni/ France à l’Organisation du traité de l’atlantique nord (OTAN). Il est tout de même un peu étonnant que ces questions de direction n’aient pas été réglées avant le début de l’engagement militaire, peut-être le temps manquait devant l’imminence de la prise de Benghazi par l’armée nationale.
Catégorie : No Europe
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Quelques nouvelles de la Libye
Courage fuyons ! La Ligue arabe commence à se débiner sur la justification d’une intervention extérieure en Libye, la Russie désapprouve les bombardements occidentaux et certains pays européens membres de la coalition ont des états d’âme.
On a vu à la télévision un avion de guerre tomber en flamme et s’écraser sur Benghazi. Le reportage parle d’un pilote algérien et d’un avion rebelle, puis passe à autre chose. Il serait est tout de même important de comprendre si la rébellion a pris le contrôle d’une partie de l’aviation militaire locale. Sans parler du fait que le pilote (mort) aurait été algérien ce qui tendrait à montrer que les rebelles emploient également des mercenaires. Si cela était avéré cela change quelque peu la donne ! Mais non, on parle d’autre chose sans investiguer plus avant sur ce sujet stratégique, préférant repasser les éternelles images de lancement de missiles tomahawk de nuit dans une féérique illumination plutôt que de faire un peu d’analyse des faits.
Kadhafi n’est pas très malin dans cette affaire. Il a affirmé haut et fort avec ses fistons qu’il allait massacrer la rébellion dans des rivières de sang. Evidemment, cela fait mauvais genre. Il aurait pu le faire sans le clamer si fort, comme à Bahreïn par exemple. Il aurait pu aussi compromettre un peu avec la rébellion, leur donner quelques gages qui ne prêtent pas trop à conséquence, acheter quelques tribus supplémentaires, et tout aurait pu continuer comme depuis 42 ans. Au lieu de ceci il a abominé la terre entière, lâché sa progéniture dans l’arène, annoncé des rivières de sang, bref il a fait le beau et cédé aux sirènes de son ego surdimensionné et de la communication.
La guerre occidentale a commencé en Lybie avec des bordées de missiles lancés sur le pays et des tirs d’avion français et britanniques. Kadhafi éructe qu’il achèvera tout traître ou collaborateur de la coalition des croisés. Il menace de transformer la mer Méditerranée en champ de bataille. Il est capable de faire tout ceci, il l’a déjà fait d’ailleurs. Les menaces de ce régime sont à prendre au sérieux. Le travail est commencé, il faut maintenant le finir. Espérons que cela avancera vite et bien.
Si la Ligue arabe a vaguement approuvé cette opération du bout des lèvres, l’Union africaine est contre. Les nouvelles puissances (Chine, Brésil ou Russie) se sont prudemment abstenues. Après tout elles pourraient elles-mêmes se retrouver dans des situations comparables à la Lybie en maltraitant leur peuple… Il s’agit bien d’une opération occidentale, une fois encore. Il va y avoir des morts, des bavures, des doutes. Le cas le plus favorable serait que l’armée libyenne se débine rapidement face à l’armada mais rien n’est moins sûr, après tout la France lui a elle-même fourgué des équipements des années durant ! Cette guerre peut aussi re-souder les affidés de Kadhafi autour de lui. D’un autre coté personne ne l’aime ni en Afrique, ni dans le monde arabe, ni bien sûr en Occident. Ses seuls soutiens sont ses clients locaux ainsi que Chavez (Venezuela) et Ortega (Nicaragua).
Juppé-le-raide-(comme un passe-lacet)-l’homme-qui-a-menti-aux-bordelais-depuis-2006-en-leur-faisant-croire-pour-être-élu-qu’il-se-consacrerait-à-100%-à-leur-ville est présenté comme le nouveau héros français pour avoir fait passer une résolution au Conseil de sécurité des Nations-Unies pour entrer en guerre contre la Lybie. Ira-t-il néanmoins passer demain son lundi à Bordeaux pour s’occuper de sa ville ?
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Une coalition hétéroclite contre la Libye

Sarko l’agité part en guerre contre la Lybie à qui il avait essayé il y a trois ans de vendre des centrales nucléaires et des avions de combat Rafale ! Il n’y a que les idiots qui ne changent pas d’avis, on ne va pas le lui reprocher. Tel le bouclier fiscal qui va bientôt être immolé sur l’autel de la préparation des élections présidentielles 2012, la France a pris la tête des va-t-en-guerre contre le cinglé des Syrtes pour essayer de se faire pardonner ses errements en Tunisie.
Le monde occidental se prépare à régler ses comptes avec Kadhafi qui lui a fait avaler tant de couleuvres depuis 42 ans, fait exploser des avions civils et des discothèques, financé des actions terroristes de-ci de-là, envahi le Tchad, pris des otages au hasard de ses humeurs et produit parmi les plus grandes clowneries de la diplomatie mondiale de tous les temps. Il n’est pas sûr que l’affaire soit réglée aussi rapidement que ne le prévoient les experts… Même si elle l’était, a priori personne n’a du bien prendre le temps de réfléchir à ce qui se passera dans ce pays si son guide venait à s’incliner. On peut anticiper sans grands risques de se tromper un joyeux boxon.
Bien sûr le cessez-le-feu annoncé hier par le ministre libyen des affaires étrangères n’a pas été respecté et l’armée aurait commencé à investir Benghazi où la reprise du pouvoir risque d’être sanglante.
Une armada hétéroclite est en train de se mettre en place. Les journalistes franchouillards ont ressorti consultants militaires et logos clignotants. Ils parlent de nos Rafale et de nos Mirage comme si c’étaient leurs bébés. C’est touchant.
Bernard Henry-Levy prend la tête de la croisade intellectuelle contre le cinglé des Syrtes. Ce qui est le plus curieux avec ce philosophe des plateaux télé c’est (i) sa coupe de cheveux et (ii) ses cols de chemise. Il présente des espèces de mèches grises qui tiennent à l’horizontale et qu’il doit laquer plusieurs fois par jour pour réaliser un tel exploit contre les lois de la gravité. Ensuite ses incroyables cols de chemise à mi-chemin entre un chemiser Chanel et une liquette de clergyman. Mais où va-t-il acheter de tels vêtements ?
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Les Nations-Unies décident une intervention en Libye
Les Nations-Unies votent une résolution n°1973 autorisant l’usage de la force militaire pour protéger les populations civiles des foudres de leur dirigeant, le cinglé des Syrtes. La ligue arabe et l’union africaine seraient parties prenantes à cette opération. Kadhafi annonce immédiatement un cessez-le-feu sur le terrain afin de mettre la coalition dans l’embarras. Qu’il le respecte ou pas n’a guère d’importance car la ligue arabe hésitera à charger son fusil face au cessez-le-feu. C’est malin, d’autant plus que la résolution des Nations-Unies n’appelle pas formellement au renversement du cinglé des Syrtes.
Les consultants militaires habituels paradent sur les écrans pour affirmer que l’armée libyenne va s’effondrer en quelques heures devant l’armada occidentale. Bon, c’est probable, mais un peu d’humilité serait bienvenue. C’est une guerre, il y aura des morts bien sûr, des deux côtés sans doute. Il restera des haines et des frustrations devant cette nouvelle intervention tout de même très majoritairement occidentale dans un pays arabe.
Le texte de la résolution :
Le Conseil de sécurité,
Rappelant sa résolution 1970 (2011) du 26 février 2011,
Déplorant que les autorités libyennes ne respectent pas la résolution 1970 (2011),
Se déclarant vivement préoccupé par la détérioration de la situation, l’escalade de la violence et les lourdes pertes civiles,
Rappelant la responsabilité qui incombe aux autorités libyennes de protéger la population libyenne et réaffirmant qu’il incombe au premier chef aux parties à tout conflit armé de prendre toutes les mesures voulues pour assurer la protection des civils,
Condamnant la violation flagrante et systématique des droits de l’homme, y compris les détentions arbitraires, disparitions forcées, tortures et exécutions sommaires,
Condamnant également les actes de violence et d’intimidation que les autorités libyennes commettent contre les journalistes, les professionnels des médias et le personnel associé et engageant vivement celles-ci à respecter les obligations mises à leur charge par le droit international humanitaire, comme indiqué dans la résolution 1738 (2006),
Considérant que les attaques généralisées et systématiques actuellement commises en Jamahiriya arabe libyenne contre la population civile peuvent constituer des crimes contre l’humanité,
Rappelant le paragraphe 26 de la résolution 1970 (2011) dans lequel il s’est déclaré prêt à envisager de prendre d’autres mesures pertinentes, si nécessaire, pour faciliter et appuyer le retour des organismes d’aide humanitaire et rendre accessible en Jamahiriya arabe libyenne une aide humanitaire et une aide connexe,
Se déclarant résolu à assurer la protection des civils et des secteurs où vivent des civils, et à assurer l’acheminement sans obstacle ni contretemps de l’aide humanitaire et la sécurité du personnel humanitaire,
Rappelant que la Ligue des États arabes, l’Union africaine et le Secrétaire général de l’Organisation de la Conférence islamique ont condamné les violations graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire qui ont été et continuent d’être commises en Jamahiriya arabe libyenne,
Prenant note du communiqué final de l’Organisation de la Conférence islamique en date du 8 mars 2011 et du communiqué du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine en date du 10 mars 2011 portant création d’un comité ad hoc de haut niveau sur la Libye,
Prenant note également de la décision du Conseil de la Ligue des États arabes, en date du 12 mars 2011, de demander l’imposition d’une zone d’exclusion aérienne contre l’armée de l’air libyenne et de créer des zones protégées dans les secteurs exposés aux bombardements à titre de précaution pour assurer la protection du peuple libyen et des étrangers résidant en Jamahiriya arabe libyenne,
Prenant note en outre de l’appel à un cessez-le-feu immédiat lancé par le Secrétaire général le 16 mars 2011,
Rappelant sa décision de saisir le Procureur de la Cour pénale international de la situation en Jamahiriya arabe libyenne depuis le 15 février 2011 et soulignant que les auteurs d’attaques, y compris aériennes et navales, dirigées contre la population civile, ou leurs complices doivent répondre de leurs actes,
Se déclarant à nouveau préoccupé par le sort tragique des réfugiés et des travailleurs étrangers forcés de fuir la violence en Jamahiriya arabe libyenne, se félicitant que les États voisins, en particulier la Tunisie et l’Égypte, aient répondu aux besoins de ces réfugiés et travailleurs étrangers, et demandant à la communauté internationale d’appuyer ces efforts,
Déplorant que les autorités libyennes continuent d’employer des mercenaires,
Considérant que l’interdiction de tous vols dans l’espace aérien de la Jamahiriya arabe libyenne est importante pour assurer la protection des civils et la sécurité des opérations d’assistance humanitaire et décisive pour faire cesser les hostilités en Jamahiriya arabe libyenne,
Inquiet également pour la sécurité des étrangers en Jamahiriya arabe libyenne et pour leurs droits,
Se félicitant que le Secrétaire général ait nommé M. Abdel-Elah Mohamed Al-Khatib Envoyé spécial en Libye et soutenant ses efforts pour apporter une solution durable et pacifique à la crise en Jamahiriya arabe libyenne,Réaffirmant son ferme attachement à la souveraineté, à l’indépendance, à l’intégrité territoriale et à l’unité nationale de la Jamahiriya arabe libyenne,
Constatant que la situation en Jamahiriya arabe libyenne reste une menace pour la paix et la sécurité internationales,
Agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies,
1. Exige un cessez-le-feu immédiat et la cessation totale des violences et de toutes les attaques et exactions contre la population civile ;
2. Souligne qu’il faut redoubler d’efforts pour apporter une solution à la crise, qui satisfasse les revendications légitimes du peuple libyen, et note que le Secrétaire général a demandé à son Envoyé spécial de se rendre en Jamahiriya arabe libyenne et que le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a décidé d’envoyer son Comité ad hoc de haut niveau sur la Libye sur place pour faciliter un dialogue qui débouche sur les réformes politiques nécessaires à un règlement pacifique et durable ;
3. Exige des autorités libyennes qu’elles respectent les obligations qui leur incombent en vertu du droit international, y compris le droit international humanitaire, du droit des droits de l’homme et du droit des réfugiés, et prenne toutes les mesures pour protéger les civils et satisfaire leurs besoins élémentaires, et pour garantir l’acheminement sans obstacle ni contretemps de l’aide humanitaire ;
Protection civile
4. Autorise les États Membres qui ont adressé au Secrétaire général une notification à cet effet et agissent à titre national ou dans le cadre d’organismes ou d’arrangements régionaux et en coopération avec le Secrétaire général, à prendre toutes mesures nécessaires, nonobstant le paragraphe 9 de la résolution 1970 (2011), pour protéger les populations et les zones civiles menacées d’attaque en Jamahiriya arabe libyenne, y compris Benghazi, tout en excluant le déploiement d’une force d’occupation étrangère sous quelque forme que ce soit et sur n’importe quelle partie du territoire libyen, et prie les États Membres concernés d’informer immédiatement le Secrétaire général des mesures qu’ils auront prises en vertu des pouvoirs qu’ils tirent du présent paragraphe et qui seront immédiatement portées à l’attention du Conseil de sécurité ;
5. Mesure l’importance du rôle que joue la Ligue des États arabes dans le maintien de la paix et de la sécurité régionales et, gardant à l’esprit le Chapitre VIII de la Charte des Nations Unies, prie les États Membres qui appartiennent à la Ligue de coopérer avec les autres États Membres à l’application du paragraphe 4 ;
Zone d’exclusion aérienne
6. Décide d’interdire tous vols dans l’espace aérien de la Jamahiriya arabe libyenne afin d’aider à protéger les civils ;
7. Décide également que l’interdiction imposée au paragraphe 6 ne s’appliquera pas aux vols dont le seul objectif est d’ordre humanitaire, comme l’acheminement d’une assistance, notamment de fournitures médicales, de denrées alimentaires, de travailleurs humanitaires et d’aide connexe, ou la facilitation de cet acheminement, ou encore l’évacuation d’étrangers de la Jamahiriya arabe libyenne, qu’elle ne s’appliquera pas non plus aux vols autorisés par les paragraphes 4 ci-dessus ou 8 ci-dessous ni à d’autres vols assurés par des États agissant en vertu de l’autorisation accordée au paragraphe 8 dont on estime qu’ils sont dans l’intérêt du peuple libyen et que ces vols seront assurés en coordination avec tout mécanisme établi en application du paragraphe 8 ;
8. Autorise les États Membres qui ont adressé aux Secrétaires généraux de l’Organisation des Nations Unies et de la Ligue des États arabes une notification à cet effet, agissant à titre national ou dans le cadre d’organismes ou d’arrangements régionaux, à prendre au besoin toutes mesures nécessaires pour faire respecter l’interdiction de vol imposée au paragraphe 6 ci-dessus et faire en sorte que des aéronefs ne puissent être utilisés pour des attaques aériennes contre la population civile et demande aux États concernés, en coopération avec la Ligue des États arabes, de procéder en étroite coordination avec le Secrétaire général s’agissant des mesures qu’ils prennent pour appliquer cette interdiction, notamment en créant un mécanisme approprié de mise en œuvre des dispositions des paragraphes 6 et 7 ci-dessus ;
9. Appelle tous les États Membres agissant à titre national ou dans le cadre d’organismes ou d’arrangements régionaux à fournir une assistance, notamment pour toute autorisation de survol nécessaire, en vue de l’application des paragraphes 4, 6, 7 et 8 ci-dessus ;
10. Prie les États Membres concernés de coordonner étroitement leur action entre eux et avec le Secrétaire général s’agissant des mesures qu’ils prennent pour mettre en œuvre les paragraphes 4, 6, 7 et 8 ci-dessus, notamment les mesures pratiques de suivi et d’approbation de vols humanitaires ou d’évacuation autorisés ;
11. Décide que les États Membres concernés devront informer immédiatement le Secrétaire général et le Secrétaire général de la Ligue des États arabes des mesures prises en vertu des pouvoirs qu’ils tirent du paragraphe 8 ci-dessus et notamment soumettre un concept d’opérations ;
12. Prie le Secrétaire général de l’informer immédiatement de toute mesure prise par les États Membres concernés en vertu des pouvoirs qu’ils tirent du paragraphe 8 ci-dessus et de lui faire rapport dans les sept jours et puis tous les mois sur la mise en œuvre de la présente résolution, notamment pour ce qui est de toute violation de l’interdiction de vol imposée au paragraphe 6 ci-dessus ;
Application de l’embargo sur les armes
13. Décide que le paragraphe 11 de la résolution 1970 (2011) sera remplacé par le paragraphe suivant : « Demande à tous les États Membres, en particulier aux États de la région, agissant à titre national ou dans le cadre d’organismes ou d’arrangements régionaux, afin de garantir la stricte application de l’embargo sur les armes établi par les paragraphes 9 et 10 de la résolution 1970 (2011), de faire inspecter sur leur territoire, y compris dans leurs ports maritimes et aéroports et en haute mer, les navires et aéronefs en provenance ou à destination de la Jamahiriya arabe libyenne, si l’État concerné dispose d’informations autorisant raisonnablement à penser que tel chargement contient des articles dont la fourniture, la vente, le transfert et l’exportation sont interdits par les paragraphes 9 ou 10 de la résolution 1970 (2011), telle que modifiée par la présente résolution; s’agissant notamment de mercenaires armés, prie tous les États de pavillon ou d’immatriculation de ces navires et aéronefs de coopérer à toutes inspections et autorise les États Membres à prendre toutes mesures dictées par la situation existante pour procéder à ces inspections » ;
14. Prie les États Membres qui prennent des mesures en haute mer par application du paragraphe 13 ci-dessus de coordonner étroitement leur action entre eux et avec le Secrétaire général et prie également l’État concerné d’informer immédiatement le Secrétaire général et le Comité créé conformément au paragraphe 24 de la résolution 1970 (2011) ( » le Comité « ) des mesures prises en vertu des pouvoirs conférés par le paragraphe 13 ci-dessus ;
15. Demande à tout État Membre qui procède à titre national ou dans le cadre d’un organisme ou d’un arrangement régional à une inspection, en application du paragraphe 13 ci-dessus, de présenter au Comité par écrit et sans délai un rapport initial exposant en particulier les motifs de l’inspection et les résultats de celle-ci et indiquant s’il y a eu coopération ou non et, si des articles dont le transfert est interdit ont été découverts, demande également audit État Membre de présenter par écrit au Comité, à une étape ultérieure, un rapport écrit donnant des précisions sur l’inspection, la saisie et la neutralisation, ainsi que des précisions sur le transfert, notamment une description des articles en question, leur origine et leur destination prévue, si ces informations ne figurent pas dans le rapport initial ;
16. Déplore les flux continus de mercenaires qui arrivent en Jamahiriya arabe libyenne et appelle tous les États Membres à respecter strictement les obligations mises à leur charge par le paragraphe 9 de la résolution 1970 (2011) afin d’empêcher la fourniture de mercenaires armés à la Jamahiriya arabe libyenne ;
Interdiction des vols
17. Décide que tous les États interdiront à tout aéronef enregistré en Jamahiriya arabe libyenne, appartenant à toute personne ou compagnie libyenne ou exploité par elle, de décoller de leur territoire, de le survoler ou d’y atterrir, à moins que le vol ait été approuvé par avance par le Comité ou en cas d’atterrissage d’urgence ;
18. Décide que tous les États interdiront à tout aéronef de décoller de leur territoire, d’y atterrir ou de le survoler s’ils disposent d’informations autorisant raisonnablement à penser que l’aéronef en question contient des articles dont la fourniture, la vente, le transfert ou l’exportation sont interdits par les paragraphes 9 et 10 de la résolution 1970 (2011), telle que modifiée par la présente résolution, notamment des mercenaires armés, sauf en cas d’atterrissage d’urgence ;
Gel des avoirs
19. Décide que le gel des avoirs imposé aux paragraphes 17, 19, 20 et 21 de la résolution 1970 (2011) s’appliquera aux fonds, autres avoirs financiers ou ressources économiques se trouvant sur le territoire des États Membres qui sont détenus ou contrôlés, directement ou indirectement, par les autorités libyennes, désignées comme telles par le Comité, ou par des personnes ou entités agissant pour son compte ou sous ses ordres, ou par des entités détenues ou contrôlées par eux et désignées comme telles par le Comité, et décide également que tous les États devront veiller à empêcher leurs nationaux ou toute personne ou entité se trouvant sur leur territoire de mettre des fonds, autres avoirs financiers ou ressources économiques à la disposition des autorités libyennes, désignées comme telles par le Comité, des personnes ou entités agissant pour son compte ou sous ses ordres, ou des entités détenues ou contrôlées par eux et désignées comme telles par le Comité, ou d’en permettre l’utilisation à leur profit et demande au Comité de désigner ces autorités, personnes et entités dans un délai de 30 jours à dater de l’adoption de la présente résolution et ensuite selon qu’il y aura lieu ;
20. Se déclare résolu à veiller à ce que les avoirs gelés en application du paragraphe 17 de la résolution 1970 (2011) soient à une étape ultérieure, dès que possible, mis à la disposition du peuple de la Jamahiriya arabe libyenne et utilisés à son profit ;
21. Décide que tous les États exigeront de leurs nationaux et ressortissants et des sociétés sises sur leur territoire ou relevant de leur juridiction de faire preuve de vigilance dans leurs échanges avec des entités enregistrées en Jamahiriya arabe libyenne ou relevant de la juridiction de ce pays, ou toute personne ou entité agissant pour leur compte ou sous leurs ordres, et avec des entités détenues ou contrôlées par elles si ces États ont des raisons de penser que de tels échanges peuvent contribuer à la violence ou à l’emploi de la force contre les civils ;
Désignation
22. Décide que les personnes désignées à l’annexe I tombent sous le coup de l’interdiction de voyager imposée aux paragraphes 15 et 16 de la résolution 1970 (2011) et décide également que les personnes et entités désignées à l’annexe II sont visées par le gel des avoirs imposé aux paragraphes 17, 19, 20 et 21 de la résolution 1970 (2011) ;
23. Décide que les mesures prévues aux paragraphes 15, 16, 17, 19, 20 et 21 de la résolution 1970 (2011) s’appliqueront aussi à toutes personnes et entités dont le Conseil ou le Comité ont établi qu’elles ont violé les dispositions de la résolution 1970 (2011), en particulier ses paragraphes 9 et 10, ou qu’elles ont aidé d’autres à les violer ;
Groupe d’experts
24. Prie le Secrétaire général de créer, pour une période initiale d’un an, en consultation avec le Comité créé par la résolution 1970 (2011) (le » Comité « ), un groupe de huit experts au maximum (le « Groupe d’experts ») qui sera placé sous la direction du Comité et s’acquittera des tâches suivantes :
a) Aider le Comité à s’acquitter de son mandat, tel que défini au paragraphe 24 de la résolution 1970 (2011) et de la présente résolution ;
b) Réunir, examiner et analyser des informations provenant des États, d’organismes des Nations Unies compétents, d’organisations régionales et d’autres parties intéressées concernant l’application des mesures édictées dans la résolution 1970 (2011) et dans la présente résolution, en particulier les violations de leurs dispositions ;
c) Faire des recommandations sur les décisions que le Conseil, le Comité ou les États pourraient envisager de prendre pour améliorer l’application des mesures pertinentes;
d) Remettre au Conseil un rapport d’activité au plus tard 90 jours après sa création, et lui remettre un rapport final comportant ses conclusions et recommandations au plus tard 30 jours avant la fin de son mandat ;25. Engage instamment tous les États, les organismes compétents des Nations Unies et les autres parties intéressées à coopérer pleinement avec le Comité et avec le Groupe d’experts, notamment en leur communiquant toutes informations à leur disposition sur l’application des mesures édictées par la résolution 1970 (2011) et par la présente résolution, en particulier les violations de leurs dispositions ;
26. Décide que le mandat du Comité, tel que défini au paragraphe 24 de la résolution 1970 (2011), s’étendra aux mesures prévues par la présente résolution ;
27. Décide que tous les États, y compris la Jamahiriya arabe libyenne, prendront les mesures nécessaires pour s’assurer qu’aucune réclamation ne soit instruite à l’initiative des autorités libyennes ou de toute personne ou entité de la Jamahiriya arabe libyenne ou par toute personne déclarant agir par leur intermédiaire ou pour leur compte en liaison avec tout contrat ou autre transaction dont la réalisation aura été affectée en raison des mesures imposées par sa résolution 1970 (2011), par la présente résolution ou par d’autres résolutions connexes ;
28. Réaffirme qu’il entend continuer de suivre les agissements des autorités libyennes et souligne qu’il est disposé à revoir à tout moment les mesures imposées par la présente résolution et par la résolution 1970 (2011), y compris à les renforcer, les suspendre ou les lever, selon que les autorités libyennes respectent les dispositions de la présente résolution et de la résolution 1970 (2011) ;
29. Décide de rester activement saisi de la question.
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Inquiétude atomique au Japon
Cataclysmique : le Japon est sens-dessus-dessous, probablement à la veille d’une catastrophe nucléaire. Une centrale multi-réacteurs, dévastée par le tsunami, échappe au contrôle, entre incendies de piscines et explosions d’enceintes. Le monde inquiet reste suspendu à de dérisoires mesures de radioactivité. L’Homme apprenti-sorcier joue avec l’atome et est peut-être en train d’atteindre les limites de ses expériences. Tout ceci est vraiment effrayant.
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Effrayant
Effrayant : un tremblement de terre se déroule au Japon, suivi d’un tsunami qui déclenche des incendies dans des centrales nucléaires. Pendant ce temps le monde politique français s’écharpe pour savoir s’il faut parler d’accident ou de catastrophe nucléaire, et si nous devons faire un référendum sur le sujet. On dirait que la centrale de Fukushima se trouve dans la Creuse ! Le monde médiatique, toujours avide de scoops, rivalise en petits logos spécifiques à l’évènement qui envahissent les écrans avec deux variantes principales : ceux qui clignotent et les fixes.
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Kadhafi réprime comme il sait le faire
Kadhafi (à qui il y a peu la France voulait vendre des avions de combat Rafale et des centrales nucléaires) fait ce qu’il a annoncé : il déploie son armée et ses milices pour chasser ses insurgés des villes où ils avaient pris un ersatz de pouvoir. Une armée équipée par le monde entier à l’assaut d’une bande va-nu-pieds avec Kalatch enrayées, l’affaire est rondement menée.
La Ligue arabe s’étouffe de rage, les ministres du G 20 papotent tranquillement à Paris mais Sarkozy va devoir bientôt fermer sa nouvelle ambassade à Bengazi.
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La France fébrile

Sarkozy s’agite et veut envoyer ses Rafale sur les troupes de Kadhafi, quelques mois après avoir voulu lui en vendre ! La France annonce qu’elle reconnaît un comité d’insurgés libyens sans même avoir consulté ses partenaires européens. Pas sûr que toute cette hystérie, ces revirements, arrangements et intuitions puissent fonder une politique étrangère !
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Compromissions internationales avec un dictateur libyen

Le CanardEnchaîné (23/02/2011) Très intéressant documentaire sur FR5 : « Kadhafi, notre meilleure ennemi » ! Ou comment la realpolitik a permis de réhabiliter cet homme qui a pourtant trempé dans toutes les dévastations de notre fin de XXème siècle. L’Occident a essayé à plusieurs reprises de l’éliminer physiquement et politiquement, ces tentatives furent vaines, alors il a fallu traiter avec le diable après l’avoir usé avec des sanctions internationales qui pour une fois ont fait preuve d’un peu d’efficacité. Et pour gage de ses reniements le libyen accepta de rembourser un certain nombre de millions de dollars par cadavre du Boeing de Lockerbie et du DC10 d’UTA, de livrer deux de ses ressortissants pour qu’ils rendent des comptes devant la justice internationale sur l’affaire de Lockerbie et, cerise sur le gâteau, de mettre fin à son programme nucléaire qui semblait assez avancé. Devant de si touchantes manifestations de bonne foi, il fut difficile de résister aux charmes de son pétrole et celui de son porte-monnaie ouvert pour acheter nos bonnes armes de pays développés… Mais chassez le naturel il revient au galop et l’impétrant retourne maintenant cet armement bringuebalant contre un peuple qui l’a longtemps soutenu. Même si nombre de ses frères se débinent aujourd’hui, Kadhafi est toujours là, pour le moment…
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Des diplomates anonymes
Un collectif de diplomates anonymes publie une tribune dans Le Monde pour critiquer la diplomatie française : au mieux inexistante, au pire gaffeuse, et que, en gros, le Quai d’Orsay avait tout prévu mais que l’Elysée n’a pas suivi les bons conseils… Bon, pourquoi pas, que le président de la République ne suive aucun conseil sinon la courbe des sondages est sans doute probable. Mais ces diplomates à la petite semaine seraient un peu plus crédibles s’ils évitaient d’écrire des énormités du genre « … l’Afrique nous échappe… » ! Evidemment que l’Afrique nous échappe, et heureusement. Ce qui vous échappe Messieurs, c’est non seulement l’Afrique mais aussi l’entendement.
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La valse de ceux qui ne veulent pas voir
Le dictateur libyen est apparu hier soir sur sa télévision, coiffé d’une chapka, sans doute encore dans sa capitale, haranguant quelques fans et menaçant les rebelles de ses foudres. Le reste de l’Humanité semble découvrir, éberlué, la nature de Kadhafi et de ses rejetons. Comme notre époque a perdu la mémoire ! Est-ce que l’Alzheimer a envahi les chancelleries ces dernières années pour expliquer une telle amnésie générale ? Les exploits de la famille Kadhafi font pourtant partie des grands moments de folie humaine des années 70 à nos jours ; leur simple analyse suffit à conclure que l’impétrant est irrécupérable. Souhaitons que son sort soit bientôt scellé par la révolte des libyens.
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La Libye à la dérive
On savait que Kadhafi était cinglé, on sait maintenant qu’il est complètement cinglé.
Il continue à faire tirer sur ses citoyens et à les abreuver de discours hallucinés et menaçants, à grands coups de moulinets de Livre vert. Comme nous l’expliquions dans ces pages en 2007, l’Occident avait un peu vite oublié ce dont ce personnage est capable. L’Histoire vient rappeler avec violence à nos dirigeants de circonstance la nécessité de se souvenir.
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La Libye à la dérive
Eh bien voilà ! Non seulement le fiston Kadhafi a promis des rivières de sang, mais il semble qu’il respecte ses engagements… La nuit dernière et ce lundi ont été violents, la Lybie est sens dessus dessous, des associations annoncent plusieurs centaines de morts, un ministre a démissionné, quelques caciques du régime sont déjà en train de se carapater, des avions de chasse de l’armée de l’air seraient allés se poser en douce à Malte. Bref, le bateau coule. Si tout se passe comme prévu il ne devrait pas y avoir grand monde pour jeter une bouée de secours à la petite famille Kadhafi en perdition au milieu de la tempête. Et si vraiment Kadhafi tombe comme un fruit mûr et bien ce sera vraiment un incroyable printemps arabe !
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Libye : le fils à la hauteur de son père !
De mieux en mieux, le fiston Kadhafi claironne sur la télévision nationale :
« La Libye est à un carrefour. Soit nous nous entendons aujourd’hui sur des réformes, soit nous ne pleurerons pas 84 morts mais des milliers et il y aura des rivières de sang dans toute la Libye »,
« Notre moral est au plus haut et le leader Mouammar Kadhafi, ici à Tripoli, conduit la bataille et nous le soutenons ainsi que nos forces armées (…) Nous ne lâcherons pas la Libye et nous combattrons jusqu’au dernier homme, jusqu’à la dernière femme et jusqu’à la dernière balle. »Il a l’air en pleine forme et tout en subtilité le fiston. Il est vrai qu’il a de qui tenir.
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Contestation en Libye
La Libye ne semble pas rester à l’écart du printemps arabe et sa population commence à s’agiter pour demander des comptes à son dirigeant Kadhafi, qui n’est au pouvoir que depuis 1969, soit 42 ans, ce qui en fait probablement l’autocrate au pouvoir depuis le plus longtemps. Dans le cas libyen on peut sans doute d’ailleurs le requalifier en dictateur, pas même éclairé.
Son coup de génie a été d’être à l’origine de la première crise pétrolière en 1973 en nationalisant les compagnies occidentales opérant sur son territoire et déclenchant la hausse des cours du brut qui se promenaient à l’époque aux alentours des 0,50 cents le baril quand ils sont aujourd’hui dans les 100 dollars. Cette action panarabe a été menée dans l’intérêt de son pays et doit donc être portée à son crédit. La suite a été plus discutable, comme toujours lorsque l’on reste 40 années au pouvoir : de menées terroristes en répression interne, de clowneries internationales en conquêtes africaines, il est grand temps qu’il passe la main et surtout pas à l’un de ses fistons plutôt connus pour leurs frasques de nouveaux riches que pour leur subtilité politique…
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Détournements égyptiens
La presse internationale évalue les détournements de Moubarak et consorts entre 3 et 50 milliards d’USD. Comment un clan peut-il détourner 50 milliards de dollars ? Cela paraît tout simplement incroyable. Si malgré tout notre naïveté était balayée par la réalité (comme souvent) il faudrait véritablement faire rendre gorge à de tels voleurs. Quelques soient leurs éventuelles qualités politiques par ailleurs, leur rapacité ne devrait pas rester impunie.
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Agitation afro-moyen-orientale
Coup d’Etat militaire en Egypte : l’armée prend le pouvoir, la transition sera galonnée !
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Printemps égyptien
L’Iran et Israël soutiennent l’égyptien Moubarak dans un bel ensemble, la Chine coupe le mot Egypte des moteurs de recherche accessibles depuis ce pays, l’Arabie-Saoudite tremble d’effroi, les Etats-Unis vont dans le sens du vent et les français s’écharpent dans leurs salons mondains pour savoir ce qu’il faut dire ou ne pas dire, sachant que tout le monde est d’accord sur le fait qu’il n’y a rien à faire, dans un sens ou un autre, sinon attendre calmement ce qui sortira du chaudron de la place Tahir au Caire.
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Fillon en goguette en Egypte
Le Canard Enchaîné publie aujourd’hui une information sur les vacances de Fillon en Egypte à Noël dernier, invité officiel semble-t-il, avec petit tour à l’œil dans un avion de la flotte du président Moubarak.
Le président Sarkozy annonce de nouvelles règles pour encadrer les voyages de ses ministres à l’étranger. On ne sait pas encore à ce stade s’il s’inclut dans cette nouvelle contrainte ? Mme. Alliot-Marie et consorts doivent maudire ces révolutions arabes qui leur coupent les ailes de leurs vacances exotiques car il est bien entendu que sans ces changements de régimes jamais ces affaires aéronautiques n’auraient fait tant de bruit et généré de si fâcheuses conséquences pour les gouvernants français. MAM pourra méditer les pensées de son héros, MonGénéral, qui avait sorti en 1968 quelque chose du genre : la révolution c’est la chienlit !
Lire aussi : La famille Alliot-Marie en goguette en Tunisie
Le mieux est sans aucun doute que les ministres et sous-ministres de la République passent leurs vacances en France. C’est très bien aussi, moins cher et meilleur pour leur réputation.
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La difficile succession de dictateurs
Les partisans de Moubarak sont de sortie en Egypte et se heurtent aux anti-Moubarak. Ils abominent l’Occident et ses représentants qui laissent tomber leur président, tabassent au passage quelques journalistes et citoyens étrangers. C’est sans doute inévitable, mais tout à une fin, même les régimes autoritaires.
Comme nous le disions précédemment, le problème avec ces autocrates ce n’est pas tellement l’autocratie mais leur incapacité à se renouveler. Ben Ali : 23 ans à manger dans la même soupe, Moubarak : depuis 30 ans dans le même fauteuil et ne sont pas comptées ici ses années de vice-présidence de Sadate. Le coup d’Etat ou la révolution ne sont finalement que le moyen de changer de président s’il ne se décide pas à mourir. Ben Ali a déposé un Bourguiba en proie aux affres de l’âge, Sadate a remplacé Nasser mort d’une crise cardiaque, Moubarak a succédé à Sadate assassiné, alors 30 ans plus tard, ne voyant pas mourir Moubarak, son peuple veut juste le remplacer.
Si les présidents tunisien et égyptien avaient été un tout petit plus conscients de l’intérêt de leurs pays, ils auraient passé la main au bout d’une quinzaine d’années (l’équivalent de 3 quinquennats tout de même !) à un successeur (un vrai successeur, pas leur fiston), les choses auraient changé progressivement, le peuple aurait repris espoir, un petit parfum de nouveauté aurait changé les idées des gens et la transition vers plus de modernité et de démocratie se serait poursuivi tranquillement. Au lieu de cela ils se sont désespérément accrochés à leurs maroquins alors maintenant qu’ils en partent, plus ou moins forcés, le changement risque d’être un peu plus brutal.
Il faut espérer que l’Egypte millénaire s’en sorte sans trop de violence et que chaque partie y mette du sien. Une transition bien négociée devrait permettre de sauver la mise d’un pays qui a eu le courage de pactiser avec Israël.
Les nostalgiques de l’ancien temps ont perdu d’avance. Les réussites économiques, militaires ou culturelles du Shah d’Iran, de Pétain ou de Ben Ali ne pèsent rien au regard de la tyrannie ou des compromissions qu’ils ont exercées. Au fur et à mesure du développement économique des pays, d’autres autocrates tomberont sous les assauts de leurs peuples. Et ces dernières années, finalement, il eut plus d’avancée vers la démocratie que de régression vers la dictature. C’est une bonne nouvelle !
