Étiquette : La Gauche

  • Titine monte à nouveau au front

    CH_20151110_Code-du-travail

    Martine Aubry, 65 ans, maire de Lille, membre du parti socialiste tendance archéo, cosigne une tribune dans le journal Le Monde du 25/02/2016 avec quelques élus verts et socialistes et des membres de la société civile. Ensemble ils se plaignent de la politique libérale du pouvoir en place, du projet constitutionnel de déchéance de la nationalité au « pacte avec le MEDEF » en terminant bien sûr avec le projet de réforme en cours du code du travail. Tout est à jeter selon les signataires qui assortissent leur jugement des grands mots de circonstance sur les valeurs, le nouveau modèle de développement social et écologique, l’identité de la France et patati-et-patata.

    Toutes ces idées sont nobles et légitimes mais quelle est l’utilité de les publier dans la presse ? A peu près nulle sinon de vendre un peu de papier dans les kiosques, quelques clics sur les médias sociaux et du temps d’antenne sur les plateaux mondains car les journalistes, comme toujours, adorent se jeter sur ces combats de basse-cour.

    Il faut que Martine Aubry et les siens se comptent, au sein du parti socialiste pour commencer, puis sur les bancs du parlement pour finir. Ils doivent présenter des motions au congrès du PS, des candidats aux primaires s’il y en a, et un programme de gouvernement aux électeurs. Ils verront bien après ce travail s’ils ont des citoyens derrière eux. Ce n’est pas dans Le Monde qu’ils feront notablement avancer leurs idées.

    Rappelons la haine politique que Martine Aubry voue au premier ministre Manuel Valls qui nous avait valu cette exceptionnelle lettre signée par elle en 2009 en tant que chef du parti socialiste où elle recommandait à l’impétrant de démissionner du parti. Il faut la relire car c’est une vraie leçon de morale et de socialisme à celui qui est devenu premier ministre et essaye de moderniser la gauche française contre les vieilles lunes du socialisme français : cliquez ici pour la lettre et sa réponse.

    Accessoirement, on constate que Mme. Aubry continue à ses teindre les cheveux, ce qui lui fait au moins un point commun avec le président de la République. Ils se retrouvent tous deux sur le terrain de ceux qui n’assument pas leur âge et cherchent à maquiller la réalité.

  • Thévenoud parade

    Libe_ThevenoudReconnaissez-vous cet hurluberlu en couverture de Libération du 2 juin 2015 ? Non ? Et c’est normal, c’est un député ex-socialiste qui fut sous-ministre quelques jours durant, le temps d’être démasqué comme fraudeur fiscal et débarqué du gouvernement où il avait été bien imprudemment nommé en charge du commerce extérieur et du tourisme.

    Thévenoud ne déclarait pas ses revenus, ne payait pas ses impôts ainsi que nombre de factures. En fait, il s’acquittait de ses dettes avec plusieurs années de retard et uniquement après que ses créanciers n’aient entamé des procédures judiciaires. Il déclarera qu’il est atteint d’une « phobie administrative » qui expliquerait ces comportements. Plutôt comique, le garçon a siégé dans la commission d’enquête parlementaire sur la fraude fiscale du ministre Cahuzac.

    Thévenoud est toujours député de la République, personne ne peut le forcer à démissionner. Il a par contre quitté le Parti socialiste. L’administration fiscale a porté plainte contre lui pour fraude fiscale.

    Croyez-vous que le député félon ferait preuve d’un peu de discrétion, pas de repentir, juste se mettre un peu en retrait pour quelques temps ? Que nenni il fait le zouave en première page de Libération en braillant au complot contre sa petite personne. Affligeant.

  • Irresponsabilité politique

    Etonnant : encore un élu pris la main dans le sac de la fraude fiscale. Député socialiste, Thomas Thévenoud venait d’être nommé sous-ministre de quelque chose alors que la presse à sorti que le garçon avait oublié de faire ses déclarations de revenu durant trois ans, refusé de payer ses loyers pour une durée équivalente, et autres fariboles du même tonneau. Illico démissionnaire du gouvernement et du parti socialiste, Thévenoud-le-fraudeur explique qu’il est victime d’une « phobie administrative » mais qu’il a régularisé sa situation depuis.

    Le plus croquignolet dans l’histoire est que cet élu fraudeur fut membre de la commission parlementaire chargée de mettre au clair l’affaire de Cahuzac l’autre ministre-fraudeur, dont il ne fut pas l’un des accusateurs les plus modérés.
    Nouvelle illustration si besoin en était de la folie du pouvoir qui monte facilement à la tête des politiciens les plus faibles.

  • Pauvre François Hollande

    Pauvre François Hollande ! Alors qu’il applique consciencieusement les principes de l’économie de l’offre vantés par les éditorialistes de Valeurs Actuelles et du FigMag, il est honni par le député socialiste ronchon et Mme. Michu grognon, réunis pour critiquer la politique d’un gouvernement qu’ils n’ont pas élu pour ça. Les économistes mondains et de plateaux télévisés ne critiquent pas trop la méthode, c’est celle qu’ils préconisent, alors ils font haro sur l’absence de résultats sur le chômage (qui s’accroît) et la croissance (stable à 0%).

    Bien entendu si résultats il doit y avoir il est hors de question de les attendre avant 18 ou 24 mois donc ce n’est pas la peine de s’exciter pour le moment.

    En attendant les parangons du déficit keynésien, les diafoirus de l’économie de la demande, député frondeurs et autres ministres chagrins font assaut de démagogie en prônant le retour à la dépense à tout va, seule méthode pour assurer la réélection de ceux qui sont élus.

  • C’est la débandade au PS

    Martine Aubry, maire de Lille, s’en prend à la politique de François Hollande à l’occasion d’une conférence de presse. L’occasion lui est donnée par son opposition à la réforme territoriale.

    Avec l’UMP qui se déchire, les écologistes qui se divisent, voici le PS qui continue à afficher ses divisions sur la place publique. C’est étonnant cette incapacité que manifestent les partis politiques en France à s’en tenir à la ligne définie par leurs instances de décision et, surtout, à déballer leurs états d’âme devant une presse friande de ce genre de querelles ! Ils devraient s’inspirer de la vie des entreprises où règne tout de même un peu plus de discipline. Ils en seraient plus efficaces et moins ridicules.

  • Les députés PS écrivent

    Le député socialiste est un animal qui écrit beaucoup en ce moment face à la perspective de devoir contrôler les dépenses publiques, c’est-à-dire d’annoncer à leurs électeurs qu’il va falloir se serrer la ceinture.

    100 députés ont signé une lettre prônant un « contrat de majorité » dans un charabia en langue de bois en chêne massif se concluant par « Ne laissons pas s’installer de faux clivages entre les « cigales » et les « fourmis » ; mais nous savons aussi que jamais la France ne se redressera dans l’austérité et en laissant exploser le chômage et les inégalités. » En gros, on fera des économies, mais plus tard.

    Lire la lettre des 100 députés : La lettre des 100

    Et dans la foulée, après la communication du premier ministre le 16 avril sur les 50 milliards d’euros d’économie à réaliser sur trois ans, 11 députés (également signataires de la lettre précédente) ont commis une nouvelle missive, adressée cette fois-ci au premier ministre, ressassant les mêmes théories et aboutissant aux mêmes conclusion : on économisera, mais plus tard.

    Lire la lettre des 11 députés : La lettre des 11

    Hélas, il n’est plus temps de reculer encore le retour à des mesures d’économie, il faut en passer par là, et maintenant. D’ailleurs le nouveau gouvernement a reçu une fin de non-recevoir européenne à sa requête de retarder le retour à un taux de déficit de 3% du produit intérieur brut.

  • Ségolène Royal : le retour

    Qu’est ce qui peut pousser un chef de gouvernement à reprendre Ségolène Royal comme ministre ? Elle n’a jamais surperformé dans ses fonctions ministérielles précédentes, elle n’est pas même élue député, ses camarades socialistes dans leur grande majorité au mieux se moquent d’elle au pire la traitent d’incapables, elle est un peu nunuche sur les bords, elle a zéro capacité de nuisance, ne dispose pas vraiment d’un vaste mouvement de soutien populaire et pourtant elle se retrouve ministre de la République.

    C’est incompréhensible. A quoi peut bien donc servir une Ségolène Royal dans un gouvernement ?

  • Uns nouvelle couverture pour Paris-Match

    Le nouveau premier ministre français Manuel-Valls-qui-pose-dans-Paris-Match-comme-une-starlette annonce sa volonté de démonter l’organisation territoriale de la République pour la rendre plus simple et, surtout, moins coûteuse. Il faut diminuer le nombre des régions et des départements, tout le monde est d’accord mais à condition de commencer chez le voisin. Le projet de Valls a immédiatement déclenché le défilé des pleureuses annonçant les pires catastrophes en cas de disparition de leurs collectivités. Des sénateurs vieillissants et cumulards détaillent leur opposition à un tel projet, des députés de droite comme de gauche scient consciencieusement les branches sur lesquelles ils prospèrent depuis des années et crient leur projet de rester figés et accrochés à leurs prébendes territoriales.

    Ce projet de réforme indispensable, lancé sous le précédent gouvernement, en partie remis en cause par le gouvernement actuel à son arrivée au pouvoir (suppression des conseillers territoriaux avant même qu’ils n’existent dans les faits) devrait en principe rencontrer l’unanimité nationale pour peu que les petits intérêts personnels des uns et des autres puissent être balayés par l’intérêt de la République. Ce n’est pas gagné.

  • Et une Ségolène, une !

    Ségolène Royal, 61 ans, mère des quatre enfants qu’elle a eus avec le président de la République, est membre du nouveau gouvernement français. On se demande bien ce qui a pu pousser à une telle décision. Un peu nunuche, plutôt démagogique, pas vraiment techno, ni plus novatrice, il est peu probable qu’elle soit d’un apport majeur pour la République, et pourtant elle est revenue. Cela ressemble un peu aux arrangements entre copains et coquins !

    La force des membres de ces corporations est d’arriver à faire croire qu’ils sont indispensables, ou que leur capacité de nuisance est forte. C’est le même genre de situation dans le monde de l’entreprise où l’on voit des pédégés faire modifier les statuts de leurs entreprises pour rester en poste (cas de Total en ce moment dont le chef est atteint par les mesures d’âge) ou des traders-fraudeurs justifier de rémunérations gigantesques sous peine de partir à la concurrence.

    La vérité est que toutes ces élites sont aisément interchangeables mais réussissent à faire croire le contraire. Ségolène Royal, ministre il y a 22 ans en est le parfait exemple, hélas !

  • La gauche et l’économie

    En pleine forme notre président à la double vie (privée) : il fait un tabac à sa conférence de presse sous les ors de l’Elysée en annonçant qu’il va réduire les charges des entreprises en les exonérant des cotisations familiales. Nouveauté : cette mesure serait financée non pas par un transfert sur le contribuable mais par une baisse des dépenses publiques. On se souvient en effet que le crédit d’impôts pour la compétitivité et l’emploi (Cice) annoncé en 2012, en gros une baisse des impôts des entreprises, doit être financé par le consommateur via un relèvement de la TVA intervenu depuis le 1er janvier de cette année. C’est un mode de financement similaire à celui de la TVA dite « anti-délocalisation » dans sa version sarkoziste et que la majorité précédente n’avait pas eu le temps de mettre en œuvre.

    En l’espèce, la politique familiale devrait désormais peser sur le contribuable à qui l’on demandera moins dans d’autres domaines. Le choix des lignes budgétaires sur lesquelles il va falloir rogner sérieusement risque d’être sportif et annonce des sommets de démagogie et de mauvaise foi, à moins que, pour la première fois depuis 1945 une sorte d’union nationale se fasse, au moins sur ce sujet ? Ce serait juste : le choix des domaines où il faudra réduire le train de vie de la République, ce dont tous les citoyens souffriront d’une façon ou d’une autre, mériterait un accord d’une grande majorité du peuple et de ses représentants.

  • Vie publique – Vie privée

    Incroyable : notre bon président Hollande que la France entière accuse depuis 18 mois d’être mou et indécis aurait une liaison avec une starlette ! Des photos de la presse pipole le montrent sortant en scooter de chez sa maîtresse. Du coup sa maîtresse officielle fait un malaise vagal et se retrouve en repos à l’hôpital. Un vaudeville inattendu qui fait la une des journaux français et occidentaux…

    La politicaille et la presse mondaine ressortent les vieux débats sur « vie privée et vie publique pour un président de la République ». Ce qui est sûr c’est que sa double vie se fait au détriment de ladite République. Le garçon est tout de même payé par les contribuables pour veiller au feu nucléaire et à la gestion du pays 24 heures sur 24, pas pour batifoler. Pour ceux qui ont déjà vécu ce genre de situation, ils en connaissent les contraintes : il faut mentir, se cacher, bref le double-jeu occupe l’esprit et prend du temps. Cela ne rentre donc pas dans les attributs d’un président qui a autre chose à faire et doit considérer sa charge comme un sacerdoce.

  • Encore des fausses factures pour détourner l’argent du contribuable

    L’ancien maire socialiste d’Hénin-Beaumont est condamné à 4 années de prison, dont 3 fermes, plus cinq années d’inéligibilité, pour détournement d’argent public. Il y a 17 autres condamnés dans cette affaire de fausses factures, encore une. Le camarade ex-maire crie son innocence sur tous les toits et laisse entendre que les fonds détournés alimentaient le PS, et qu’il va dire la vérité, etc. etc. Eh bien qu’il dise la vérité et s’il faut condamner 20 autres personnes, condamnons donc !

    Il affiche déjà qu’il se présentera aux suffrages de ses électeurs aux municipales de 2014 (il a fait appel donc sa peine d’inéligibilité doit probablement être suspendue jusqu’à l’arrêt de la cour d’appel) ou à l’issue de sa période d’inéligibilité. Comme Emmanuelli, Juppé et tant d’autres repris de justice, il risque bien d’êtreréélu avec les félicitations du jury.
    On a les dirigeants que l’on mérite !

  • La noyade des partis politiques

    C’est l’été, il y a des noyés sur les plages, ni plus ni moins que les années précédentes. La plupart du temps les victimes se baignaient dans des zones indiquées comme dangereuses, voire même interdite. La droite accuse la gauche de laxisme dans la surveillance des plages, et, bien entendu, la gauche répond qu’il s’agit là du résultat de la politique de la droite pendant dix années. Les requins qui bouffent les surfeurs à la Réunion, c’est aussi la faute à Flamby…

    Est-ce que la politique ne s’honorerait pas pour une fois à mettre les citoyens devant leurs responsabilités plutôt que de se rejeter la balle d’un parti à un autre ?

  • Le yo-yo fiscal

    Certains responsables de la majorité actuelle s’émeuvent du niveau intolérable des impôts pesant sur les classes moyennes. On se demande s’ils le font exprès ou s’ils prennent vraiment des vessies pour des lanternes. En tout cas, ils considèrent les électeurs comme des gogos.

    La politique du yo-yo fiscal semble être la tactique favorite de nos gouvernants avec une petite variante selon la couleur : la droite commence par les baisser puis les augmente, alors que la gauche les accroit puis les diminue. Et aucune des deux tendances n’arrive durablement à maîtriser les dépenses publiques face à la puissance des lobbys divers et varier qui arrive coûte que coûte à forcer l’Etat à dépenser plus qu’il ne gagne. On peut remonter ainsi jusqu’à Louis XVI, car l’une des causes de la révolution française fut aussi la faillite financière de la monarchie qui, déjà, grâce aux astuces de Necker, roi de la dette publique, vivait au-dessus de ses moyens.

    On a les dirigeants que l’on mérite !

  • Interdisons les tweets pour mettre les ministres au boulot !

    Un nouveau ministre de l’écologie remplace son prédécesseur, viré pour déclaration intempestive sur le budget de son ministère. Delphine Batho est remplacée par Philippe Martin, l’une est aussi inconnue que l’autre. Député du Gers le garçon n’avait pas de compte Tweeter, absence qui est incompatible avec une fonction ministérielle. Ce manque a été aussitôt comblé et les gaz de schistes n’ont qu’a bien se tenir.

    Il n’a pas encore commis de tweet mais sans doute s’occupe-t-il d’abord de ses dossiers. Il semble n’avoir pas bien compris l’ordre des priorités, Cécile Duflot lui donnera des cours de tweetos pour qu’il puisse réussir dans son nouveau job.

  • Charlie-Hebdo tout en subtilité

    La rigueur selon François Hollande
  • Les z’Arts

    C’est le retour du clinquant avec le festival du cinéma à Cannes : on a même vu DSK ce soir monter les marches avec une nouvelle conquête à son bras. Dans le genre bling-bling-mondain-superficiel il aurait été difficile de faire mieux.

    Rappelons que le cinéma est baptisé 7ème art dans une liste de 9 habituellement retenue :

    • 1er art : l’architecture ;
    • 2e art : la sculpture ;
    • 3e art : les « arts visuels » regroupe peinture, dessin ;
    • 4e art : la musique ;
    • 5e art : la littérature, dont la poésie ;
    • 6e art : les « arts de la scène » regroupe théâtre, danse, mime, et le cirque
    • 7e art : le cinéma ;
    • 8e art : les « arts médiatiques » regroupe radiodiffusion, télévision et photographie
    • 9e art : la bande-dessinée.

    On ne voit pas bien dans quelle rubrique classer DSK ?

  • Corruption à Marseille

    Entre deux règlements de compte de dealers, trois émeutes de fans de fouteballe, Marseille regarde son personnel politique rendre des comptes devant la justice. Les frères Guerini mis en examen pour corruption, et avec eux un nombre important de personnes du conseil général des Bouches du Rhône, voilà Sylvie Andrieux, députée socialiste de cette ville, condamnée à trois ans de prison dont une année ferme, 100 000 euros d’amende et cinq années d’inéligibilité pour détournements de fonds publics à des fins clientélistes commis au préjudice du conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur où elle est vice-présidente de quelque-chose. Elle aurait distribué l’argent du contribuable à tout va en accordant des subventions bidons aux copains et aux coquins. Elle a fait appel de cette condamnation. Tout ceci est bien marseillais mais guère brillant.