Étiquette : La Gauche

  • Le sexe d’Ayrault

    Ayrault, prononcé Airo en arabe veut dire sexe masculin. Les chancelleries du Moyen-Orient se demandent comment dénommer notre premier ministre. Il semble que le quai d’Orsay ait suggéré de prononcer toutes les lettres afin d’éviter de confondre un premier minuter français avec un sexe masculin : A-Y-R-A-U-L-T au lieu de A-I-R-O. L’honneur sera peut-être sauf !

  • Echelle de salaires publics

    L’un des projets du nouveau président socialiste est de limiter l’échelle des salaires de 1 à 20 dans les entreprises publiques où l’Etat actionnaire a son mot à dire ; intéressante mesure !

  • Sécheresse ou mélo ?

    Le monde politico-médiateux de droite glose sur la relative sécheresse de Hollande à l’encontre de Sarkozy lors de la passation de service et du peu de temps qu’il a passé sur le tapis rouge alors que le sortant sortait ! Il est vrai que ce ne fut pas particulièrement chaleureux et il semble se confirmer que Hollande n’aime pas son prédécesseur, qui le lui rend bien d’ailleurs. Ils se sont copieusement abominés des semaines durant la campagne, comme depuis des années, alors pourquoi faire du mélo qui aurait de toute façon sonné faux.

  • Perversion de la Vème

    L’une des perversions de la Vème République revient au galop : des ministres récemment nommés vont se présenter aux élections législatives pour immédiatement démissionner de leur mandat pour rester ministre. A quoi cela peut-il bien rimer de demander à des électeurs de voter pour soi si l’on sait pertinemment à l’avance que l’on n’assurera pas le mandat pour lequel on a obtenu des suffrages ? C’est ce qu’on peut appeler de la malhonnêteté intellectuelle, des méthodes attrape-gogo, mais qu’importe, cette pratique douteuse se poursuit sans vergogne depuis des décennies.

    On se souvient de Barnier qui s’était fait élire député européen pour démissionner quelques semaines plus tard, aspiré pour un poste à la commission européenne, ce qui était prévu dès le départ.

    Cerise sur le gâteau, le premier ministre a annoncé que ses ministres se présentant aux législatives qui ne seraient pas élus ne pourraient pas rester ministre. Si l’on comprend bien, dans un cas comme dans l’autre les candidats devront démissionner de quelque chose, le mieux est donc qu’aucun ministre ne se présente aux législatives, ce serait plus clair et plus honnête.

  • Au boulot !

    Le nouveau gouvernement est paru : 32 ministres, on aurait pu faire largement aussi bien avec 20. A quoi sert un ministre « des sports, de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative » ou un ministre chargé « des anciens combattants » ou un ministre chargée « des Français de l’étranger et de la francophonie » ? A rien, n’importe quel bureau de l’administration pourrait aisément gérer ce genre de sujets sans avoir un ministre-avec-voiture-de-fonction.

    Deuxième mauvaise nouvelle, le retour de Fafa le fat, 65 ans, usé sous les ors des palais de la République depuis des décennies, gaucho-mondain, suffisant et auto-satisfait, fatiguant et indiscipliné, qui va désormais présider aux destinées des affaires étrangères françaises. On aurait pu s’en passer.

    Pour le reste, tout ce petit monde va se mettre au boulot pour un mois avant que les cartes ne risquent d’être rebattues après les élections législatives.

  • Le Front de Gauche en campagne

    Le Front de Gauche fait sa campagne dans le XIVème dans un camion à musique.
  • Casier judiciaire dans le monde politique

    Jean-Marc Ayrault que l’on annonce comme possible premier ministre mardi prochain est un repris de justice condamné à 6 mois de prison avec sursis en 1997 pour favoritisme dans une affaire de marché public. Comme pour Juppé, Chirac, Emmanuelli et bien d’autres repris de justice de la République, les communicants communiquent sur le thème « il n’y a pas eu d’enrichissement personnel ». Certes, ce n’est d’ailleurs pas de ça dont ils ont été accusés. Ils ont juste contrevenu à la Loi, qui plus est dans l’exercice de leurs fonctions électives. C’est ce pourquoi ils ont été condamnés. Le risque est que ce qu’ils ont fait une fois ils ne le refassent une deuxième fois.

  • Mélanchon à la barre

    Bon, la syntaxe reste à parfaire mais l’engagement est là. Pour clôturer en beauté cette campagne de caniveau chacun se dispute la fête des travailleurs et c’est à qui organisera le meeting le plus militant et le plus inutile.

  • La CGT se positionne

    Le chef syndical de la CGT annonce qu’il votera Hollande dimanche prochain. Et Sarko l’agité s’en émeut. Eh oui garçon, tu ne peux pas en permanence agresser, vilipender, fanfaronner, déraper et faire comme si de rien n’était. Tu n’es pas le seul à développer une capacité de nuisance certaine. Il n’est pas interdit par la Loi aux électeurs cégétistes de mettre leurs votes dans la balance ni à leur responsable de s’exprimer sur ses intentions de vote, même si cela semble contrevenir à la tradition. C’est ainsi !

    De toute façon tu ne perds pas grand-chose car il est tout de même assez peu probable que le moindre électeur cégétiste ait eu l’intention de mettre dimanche prochain un bulletin dans l’urne en ta faveur. Donc ne te trompe pas de combat, celui de la CGT est perdu d’avance, et bat toi sur les sujets où il te resterait encore quelques chances de faire valoir tes avantages.

  • Une fin de campagne pénible

    Il est vraiment temps que cette campagne électorale présidentielle française s’arrête. Chaque jour on croit avoir atteint le fond de la stupidité et de la démagogie, mais le lendemain on dépasse ce seuil qui n’en était pas un…

    Sarkozy en rajoute tous les matins dans l’agitation, les propositions désordonnées et irréfléchies qu’il sort de son chapeau pour essayer de remonter son retard : la banque des jeunes à créer, celle des entreprises, la présomption de légitime défense pour les policiers, la viande hallal, etc., etc. Est-ce qu’il invente lui-même ces saillies le matin en se rasant ou est-ce son équipe de campagne qui les lui liste pendant qu’il se rase ? Dans un cas comme dans l’autre, c’est la responsabilité du candidat qui les endosse.

    Hollande reste sur une posture plus présidentielle, assis sur un programme diffusé depuis plusieurs mois et ne sortant que fort peu de ce cadre, donnant l’image rassurante de la sérénité face à la tâche qui l’attend. Son programme comme celui de la droite sera sans doute balayé par les réalités, mais Hollande comme son challenger s’adaptera à la vraie vie, chacun avec son mode de fonctionnement, hystérie ou sérénité. L’un ou l’autre devra de toute façon tailler dans les dépenses et augmenter les impôts, c’est ainsi. Le déni français face à l’incurie budgétaire de leur République depuis plus de 30 ans va devoir tomber, ce sera l’honneur du futur président que de provoquer et d’accompagner cette inévitable prise de conscience. Les électeurs vont devoir choisir entre un trublion énervant et un placide fidèle, mais qui feront face aux mêmes réalités.

    En attendant l’un et l’autre font les yeux doux aux électeurs du Front national parlant de citoyens égarés et « en souffrance ». Ils se trompent, lesdits électeurs de Marine Le Pen ne semblent pas plus désespérés que les autres, ils sont juste fatigués de l’absence de cohérence du monde politique parisiano-rive-gauche. De façon plutôt maligne, la candidate frontiste explique doctement qu’elle ne donnera ses consignes de vote pour le deuxième tour que lorsqu’elle connaîtra la position de l’UMP dans les cas (qui seront a priori nombreux) où un candidat du Front national arriverait devant celui de la droite classique eux élections législatives de juin… Comme Sarkozy n’a pas osé dire, pour le moment, qu’il appellerait à voter Front national aux législatives, le cas le plus probable est que l’électeur frontiste sera laissé à lui-même pour glisser son enveloppe dans les urnes du 6 mai prochain, ce qui ne changera pas grand-chose, puisque comme devrait le savoir les sondeurs, l’électeur (toutes couleurs confondues) n’en fait qu’à sa tête.

  • Faute de goût

    Dans sa ville natale de Rouen, François Hollande a confié lire tous les matins L’Equipe et regarder les lundis les résultats du club du FCR, le club de football de Rouen. Bon, on essaiera d’oublier ce petit dérapage populo.

  • Visites de courtoisie

    La presse glose sur le fait qu’un certain nombre de dirigeants européens ne prennent pas le temps de recevoir Hollande en campagne qui se promène dans quelques capitales. Est-ce grave ? Sans doute pas. Que se passe-t-il dans ces réunions entre dirigeants d’un pays et candidats d’un autre ? Certainement rien. On s’y congratule, on prend le thé, on rend hommage à l’indéfectible amitié entre nos peuples et on pond un communiqué que les rédactions décortiquent pour essayer d’y trouver le moindre indice d’ersatz de quelque chose de concret, lourde tâche s’il en est.

    Hollande verra tout ce beau monde le moment venu s’il est élu, en attendant il a mieux à faire et les électeurs ne verront rien à redire à ce non-évènement.

  • Déroute de l’esprit

    Incroyable ! Marine Le Pen lance la balle de la viande halal dans la campagne présidentielle et elle est immédiatement reprise par tous les roquets aboyeurs de la majorité actuelle. Guéant explique qu’il s’agit de la préoccupation majeure des français, Sarko veut faire étiqueter la viande pour indiquer le mode d’abattage, Fillon parle de « traditions ancestrales », la Dati en profite pour lui sauter dessus et lui mordre les mollets, les représentants des cultes juif et musulman se plaignent d’être stigmatisés (nouveau mot à la mode) et sont reçus à Matignon par le premier ministre. Mais n’ont-ils rien d’autre de mieux à faire tous ces beaux esprits payés par la République ?

    Ils donnent vraiment l’impression d’un essaim de mouches écervelées coincées dans un bocal se cognant contre les vitres courbes et translucides de leur crétinerie. Hélas il n’y a nulle bonne âme pour soulever le couvercle et laisser les prisonnières voler vers plus d’oxygène et un débat moins pathétique.

    Ce sujet casher-halal a occupé une pleine semaine de campagne présidentielle, les mots manquent pour qualifier une telle déroute de l’esprit.

  • Djack, toujours très Lang

    Djack Lang, toujours impayable, 72 ans, les cheveux colorés, déclare doctement qu’il se verrait bien présider l’assemblée nationale. Djack, toujours aussi Lang !

  • MM. Dray et Emmanuelli veulent plus de dettes publiques

    Très intéressant le site web de l’assemblée nationale, on y voit les noms des votants en scrutin public. Tout citoyen électeur devrait le consulter régulièrement. C’est ainsi que le vote du mécanisme européen de stabilité (MES) a été adopté malgré l’abstention du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, et le vote contre de Julien Dray et Henri Emmanuelli. Ces bonnes âmes veulent renégocier ce mécanisme avec les 26 autres pays si François Hollande est élu président, ils veulent y ajouter le concept de croissance, comme toujours.

    Extrait du texte adopté :

    Le MES a pour but de mobiliser des ressources financières et de fournir, sous une stricte conditionnalité de politique économique, adaptée à l’instrument d’assistance financière choisi, un soutien à la stabilité de ses membres qui connaissent ou risquent de connaître de graves problèmes de financement, si cela est indispensable pour préserver la stabilité financière de la zone euro dans son ensemble et de ses États membres. À cette fin, il est autorisé à lever des fonds en émettant des instruments financiers ou en concluant des accords ou des arrangements financiers ou d’autres accords ou arrangements avec ses membres, des institutions financières ou d’autres tiers (article 3).

    En premier lieu, le MES ne pourra fournir à un État membre du MES un soutien à la stabilité que « si cela est indispensable pour préserver la stabilité financière de la zone euro dans son ensemble et de ses États membres ». Ce soutien à la stabilité est subordonné à une stricte conditionnalité, adaptée à l’instrument d’assistance financière choisi. Cette conditionnalité peut prendre la forme, notamment, d’un programme d’ajustement macroéconomique, ou de l’obligation de continuer à respecter des conditions d’éligibilité préétablies (article 12-1).

    Les pertes éventuelles sont couvertes, par ordre de priorité : (i) par le fonds de réserve, (ii) par le capital appelé, et enfin (iii) par un montant approprié de capital appelable, qui sera appelé en conséquence.

    En gros, rien de bien illégitime : ceux qui prêteront (les contribuables des Etats) sont ceux qui paieront en cas de pertes éventuelles. Il est donc prévu une stricte conditionnalité avant de prêter.

  • A l’image du personnage

    Ça c’est l’organigramme de campagne de Hollande… Complexe et sans doute pas facile à gérer, la plupart des quadra-quinquas du socialisme et de l’écologie sont présents, ce sont sans doute les futurs responsables d’un gouvernement Hollande s’il était élu. On y retrouve quelques vieux caïmans qui nagent dans le marigot depuis très longtemps : Jack Lang (73 ans), Jean-Michel Baylet (65 ans), Gérard Collomb (64 ans), Jean-Yves Le Drian (64 ans), Daniel Vaillant (63 ans), Jean-Marc Ayrault (62 ans), Titine (62 ans). Il faudrait débrancher symboliquement tous les plus de 60 ans de toute fonction de responsabilité dans un futur éventuel pouvoir de gauche. Qu’on les laisse à la limite conseiller de quelque chose, s’il faut préserver leurs égos, à la rigueur, mais pas plus. La place aux jeunes !

  • La France quémande…

    Des journalistes racontent que Jospin, fraîchement nommé premier ministre de ce grand benêt de Chirac en 1997, et en application de ses promesses électorales, était allé renégocier le pacte de stabilité « une concession faite absurdement au gouvernement allemand ». Condescendants, les pays du nord lui avaient accordé de rajouter : « et de croissance » au libellé dudit pacte, sans rien de plus, ce qui n’avait évidemment pas changé un iota à la nature de cet accord.

    Il paraît qu’au cœur de la négociation, et devant l’insistance de Jospin pour ne pas rentrer les mains vides à Paris, Tony Blair avait lui demandé si « pacte de stabilité, de croissance et de joie de vivre » lui irait mieux. Le français se serait alors incliné devant tant d’incompréhension et de traîtrise de la perfide Albion.

    On peut craindre qu’Hollande ne se heurte au même mur en mai puisqu’il a annoncé son intention d’aller renégocier « le pacte budgétaire » s’il était élu président français. Il aurait juste 25 pays à convaincre d’avaler leurs chapeaux et de revenir sur leurs signatures à l’encre à peine sèche !

    Le plus drôle c’est que le pacte de stabilité et de croissance de 1997 a été largement trahi par… l’Allemagne et la France, la première pour de bonnes raisons (le coût de la réunification allemande) la seconde pour sa mauvaise gestion structurelle. Ainsi va la vie.

  • François Hollande s’emballe

    Hollande s’emballe dans un discours :

    « …je vais vous dire qui est mon adversaire, mon véritable adversaire. Il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance. Sous nos yeux, en vingt ans, la finance a pris le contrôle de l’économie, de la société et même de nos vies. Désormais, il est possible en une fraction de seconde de déplacer des sommes d’argent vertigineuses, de menacer des Etats. Cette emprise est devenue un empire. Et la crise qui sévit depuis le 15 septembre 2008, loin de l’affaiblir, l’a encore renforcée. Face à elle, à cette finance, les promesses de régulation, les incantations du « plus jamais ça » sont restées lettre morte. Les G20 se sont succédés sans résultat tangible. En Europe, 16 sommets de la dernière chance ont été convoqués pour reporter au suivant la résolution définitive du problème. Les banques, sauvées par les Etats, mangent désormais la main qui les a nourries. Les agences de notation, décriées à juste raison pour n’avoir rien vu de la crise des subprimes, décident du sort des dettes souveraines des principaux pays, justifiant ainsi des plans de rigueur de plus en plus douloureux. Quant aux fonds spéculatifs, loin d’avoir disparu, ils sont encore les vecteurs de la déstabilisation qui nous vise. Ainsi, la finance s’est affranchie de toute règle, de toute morale, de tout contrôle. »

    Ça fait du bien de le dire mais cela revient à pisser dans le sable. Après tout il n’y a pas de raison de ne pas se faire un peu de bien de temps en temps, ça énerve nos banquiers mondains et c’est déjà ça, même si cela ne sert à rien.

  • Il faut mettre ce vieux Jack à la retraire

    Finalement ce bon vieux Jack Lang, 72 ans n’arrive pas à se faire à l’idée d’une retraite. Après s’être fait débarqué brutalement de sa circonscription dans le nord de la France par le parti socialiste il est maintenant investi dans les Vosges comme candidat député.

    Est-ce que Jack sert encore à quelque chose sinon à inaugurer chaque année la fête de la musique à la création de laquelle il fut à l’origine il y a quelques décennies ? La réponse est malheureusement non mais Jack a du mal à s’y résoudre et les cireurs de pompes qui l’entourent n’ont pas réussi à l’en convaincre. S’il est élu en mai prochain, il finira son mandat de député à 77 ans, espérons qu’il ne remettra alors pas le couvert en 2017, ce serait déraisonnable.

    On voit bien qu’il est déjà surchargé le garçon : son blog n’est plus mis à jour depuis 2007, ce qui pour un communicant de première catégorie est un terrible renoncement. Alors une retraite paisible entre les plateaux télé et son appartement parisien serait la meilleure voie pour ce vieux Jack qui finalement n’a pas démérité de la République et mérite un peu de repos (et nous aussi d’ailleurs).